BOCCANERA - MICHELE PEDINIELLI - L'AUBE

« Concevoir, me reproduire, perpétuer l’espèce… Faire un enfant. Ni en adopter un. Jamais. J’aime les enfants, les enfants des autres, tous les enfants de la terre. Mais je ne me suis jamais sentie en droit ni en capacité de devenir mère. C’est un sentiment que j’ai toujours réussi à expliquer et défendre fermement, face à mes copines et même à mes parents. »
Celle que l’on surnomme Diou Boccanera, Diou pour Ghjulia (prononcé Dioulia en corse) a la cinquantaine intrépide et déterminée - notamment son choix de ne pas avoir d’enfant -, est détective et tombe sur une affaire qui va s’avérer inquiétante. Un jeune gay est assassiné et peu de temps après c’est son partenaire. Une poignée de personnages - dont son-ex mari - va se mêler de gré ou de force à cette enquête.
« Je connais son talent d’enquêteur. Je connais sa perception particulière qui lui fait douter des évidences. Quelque chose qu’on a en commun. Qui nous a empêchés de nous bercer d’illusions et de nous mentir à nous-mêmes. Cette sensibilité qui donne une lucidité trop tranchante quand il s’agit de vivre ensemble. »
Michèle Pedinielli dans son premier polar dévoile celle qui sera vraisemblablement le principal protagoniste de ses prochains romans. Il ne fait aucun doute qu'elle a pris un soin particulier à brosser les portraits des acteurs mis en scène et celui de sa chère ville de Nice. Cela offre un confort de lecture et ainsi le déroulement de l’intrigue n’en est que mieux servi. Le récit est soutenu par un style vif parfois coloré. Boccanera, la bouche noir, croque le lecteur et ne le lâche plus.
Boccanera, Michèle Pédinielli, éditions L’Aube/Noire, parution : 02/012018, 224 pages.
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