188 MÈTRES SOUS BERLIN - MAGDALENA PARYS - AGULLO

LES TAUPES
Introduction* : « Quand je pense que Bob chasse les taupes à longueur de journées… »
Jamais l’Est n’avait été aussi proche de l’Ouest. En 1961 un mur est érigé par
2010. Peter, l’un des protagonistes a repéré des zones d’ombre dans cette aventure et se charge d’enquêter car Klaus, un autre compagnon, a été assassiné dix ans plus tôt. Ainsi il va recueillir des témoignages de membres du groupe et faire avancer son dossier. C’est celui-ci que nous consultons. L’auteure choisit le modèle choral pour ce roman qui accentue l’intensité de l’intrigue car chaque intervenant place des pièces sur l’échiquier, apporte des éléments qui ouvrent des voies. Peter soupçonne une manipulation mais le mystère reste entier. Qui avance ses pions dans l’ombre ?
Zones d’ombre, ombre, manipulation. Comme à l’accoutumée les informations collectées ne prennent tout leur sens que lors des révélations finales - basées sur des faits réels. Ainsi la scélératesse s’impose et clôture ce récit à plusieurs voix mais entrebaille un pan de l’histoire berlinoise où
Il ne faut pas le lâcher ce roman pour assister, sans interruption, à l’imbrication et l’implosion. Car
Cette histoire aventureuse permet d’entrer dans l’intimité des personnages et renvoie vers le théâtre d’opérations spéciales qui invite l’Histoire. Si le malaise s’installe avec les grappes d’informations glanées c’est Berlin qui s’agite à la surface, c’est la résistance des hommes et des femmes menacés qui transparaît. De main de maître l’auteure dresse son décor et bouscule ses personnages jusqu’à leur dernier retranchement pour que la vérité surgisse et enferme le récit du voile noir de la diabolique réalité. Les taupes ne sont pas celles que l’on croyait. Captivant et inspiré
Mention : « Tunnel 57 » est le nom donné rétrospectivement à un tunnel creusé par des étudiants ouest-allemands sous le Mur de Berlin, et par lequel s'évadent cinquante-sept Est-Allemands les nuits des 3 et 4 octobre
*Penny est mon assistante et amie. Elle intervient en introduction de mes chroniques.
« 188 mètres sous Berlin », Magdalena Parys, éditions Agullo, traduit du polonais par Margot Carlier et Caroline Raszka, parution : 07/09/2017, 416 pages.
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