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JADIS, ROMINA WAGNER - NAÏRI NAHAPETIAN - L'AUBE NOIR

Publié le par Bob

UNE CHERCHEUSE QUI N’A PLUS TOUTE SA TÊTE

Introduction* : « Mais c’est bien sûr que l’espionnage industriel est un job à temps plein ! Pourquoi chercher quand tu n’as qu’à te contenter de piquer ce que les autres mettent des années à pondre. »

 

Elle est ingénieure, a une maman fantasque et est fidèle à Moïni son psychiatre depuis qu’elle pressent une menace latente au sein de son entreprise. Mais peut-être n’est-ce qu’un stupide égarement. Cependant elle soupçonne une collègue de trop s’intéresser à ses travaux. Entre en scène Parviz, un agent secret iranien. Romina est une scientifique qui travaille, avec son époux, dans la haute technologie lorsqu'une affaire d’espionnage industriel est constatée. Et l’on découvre le cadavre de sa collègue Jeanne. C’est un agent de la DGSE va enquêter et découvrir un lien entre Romina et un américain d’origine iranienne. Les blessures de cette femme vont aller de mal en pis, la chute est-elle inexorable ?  

 

A la lecture de ce court résumé - le roman l’est aussi, 200 pages - on se dit que l’intrigue va être tendue, qu’il va y avoir du remue-ménage - le remue- méninges c’est pour Romina, de l’infiltration, de la prédation. Mais tout le récit est centré sur cette chercheuse qui n’a plus sa tête et l’on ballotte entre la psychose de la dame et les événements qui mettent en scène les différents protagonistes. Autant dire qu’« entrer » dans cette histoire fut difficile alors que la porte de sortie était déjà ouverte. Nous n’avons pas su prendre fait et cause pour Romina alors que l’empathie semblait nous tendre les bras. Quid sur cet espionnage qui devait peser sur le récit ? Seule cette âme en peine fut notre moteur. Nous l’avons suivi, elle et ses cauchemars, jusqu’à ce qu’un déclic enfin nous sorte de notre engourdissement alors que le couple tente de faire front.

 

Est-ce l’effet boomerang qui a opéré - quand on a plané très haut dans le ciel avec un très beau texte et que l’on retourne à une certaine banalité avec le suivant ? Ce n’est pas impossible. En tous les cas il nous a semblé que l’on pouvait découvrir dans Jadis, Romina Wagner des thèmes séduisants, une humanité perfectible que le lecteur plus attentif saura certainement apprécier. Nous faisons vœu de mansuétude.

 

Mention : Amen !

*Penny est mon assistante et amie. Elle intervient en introduction de mes chroniques.

 

« Jadis, Romina Wagner », Naïri Nahapétian, éditions L’Aube noir, parution : 6 avril 2017, 206 pages.

 

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