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ABSENT ET DEJA MORT - QUI PERE GAGNE - CICERON ANGLEDROIT

Publié le par Bob

Introduction* : « Comment lutter contre ce Je m'en tape le coquillard avec une patte d'alligator femelle. »

 

Banlieue de Paris. Le détective privé Cicéron Angledroit reçoit l'appel d'un vieil ami de famille. Le lendemain ce dernier est assassiné. Avec René et Momo, ses deux comparses, il va partir sur les traces du meurtrier. Le commissaire Saint Antoine, une connaissance de Cicéron, est sur l'affaire. Un peu plus tard, un autre type, qui a un lien avec la victime, est dessoudé. L'enquête semble se diriger vers des gaziers aux activités troubles. Elle va également permettre au détective d'en apprendre de belles sur sa famille.

 

Cicéron Angledroit ? Au premier contact on se dit que ce détective ne va pas faire chialer dans les chaumières mais plutôt pleurer de rire. Narrateur un peu glandeur, beaucoup forniqueur (pas forcément en un seul mot), pas picoleur, pas mal vanneur, un tantinet boudeur Cicéron - il n'est pas pour le cumul des mandales - est une entité toute droit sortie de ces romans de gare qui ont rendu célèbre un certain Frédéric Dard. Oui, cette aventure (et certainement les autres) met en scène des personnages qui, sans être des copies conformes - cela ne serait pas marrant -, s'apparentent à nos éblouissants San A., Bérurier et Pinaud. Affinité que l'auteur ne renie pas.

 

Si l'intrigue des enquêtes sont fines comme du papier à rouler - vraie fausse piste, conclusion hasardeuse -, l'auteur met la gomme sur la fantaisie et le calembour tout en faisant vibrer la corde sensible avec une drôle d'histoire de famille. On n'échappe pas à quelques scènes coquines où Cicéron nous démontre qu'il est un fervent adepte de la gaudriole.

 

L'intention est louable mais périlleuse. Bien sûr, on peut rigoler un bon coup, bien sûr, c'est une lecture sans prise de choux, pour sûr, c'est un roman de gare. Oui, mais voilà, comment ne pas être tenté de lorgner du côté de l'original ? De se remémorer les bons mots du Maître. Pour apprécier Qui père gagne il faut parvenir à se déconnecter. Nombreux seront les lecteurs - qui n'ont pas du Dard en tête - qui y parviendront, d'autres, comme nous, seront frustrés.

 

Mention : Mauvais jeu de mots : San A. ? C'en a la couleur mais pas vraiment la saveur.

*Penny est mon assistante et amie. Elle intervient en introduction de mes chroniques.

 

« Qui père gagne » Cicéron Angledroit, éditions Palémon, parution : 09/09/2016, 256 pages.

 

Claude Picq, alias Cicéron Angledroit, est « né natif  » de la banlieue parisienne où il habite toujours d’ailleurs! Très tôt il a eu goût pour la lecture, notamment les romans : Céline, Dard, Mallet et bien d’autres. Et très tôt aussi il a ressenti le besoin d’écrire. Un premier roman en 1994 « Les cinq doigts de Dieu », et puis trois autres depuis « Sois zen et tue-le », « Nés sous X » et « Fallait pas écraser la vieille« ,  dans lesquels il utilise l’humour pour exprimer ses quatre vérités. Les prochaines aventures de Cicéron Angledroit devraient paraître prochainement.

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blʌdʒən 25/11/2016 08:50

Salut Bob, j'hésitais, je n'hésite plus... Jusqu'à la prochaine hésitation ;-). Merci pour ce partage. blʌd

Bob 25/11/2016 10:17

Salut à toi, j'adore la dérision ou la franche rigolade dans le polar mais dans ce roman je n'ai ébauché que quelques sourires. J'en attendais peut-être trop ou bien ce n'était pas le jour. L'auteur semble avoir un fidèle lectorat. Tu peux tenter le coup... Merci d'être passé ! Amicalement.