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IL FALLAIT BIEN

Publié le par Bob

IL FALLAIT BIEN

Introduction : Penny n'a peur de rien et surtout pas des cochons « Mon père me disait que si je rencontrais un cochon – comme il les appelait – dans un bois, je ne devais pas bouger et le regarder droit dans les yeux. Depuis je me suis beaucoup entraînée devant Sauvage, mon chat siamois. »

Plateau des Millevaches. L'indien vénère sa forêt, son père chasse, Odile son épouse a des petites boites, son frère Joël pleure sa femme, Serge le Sergent est suicidaire, son épouse Mariline nettoie le bar, la petite Angèle est avec papa Karl qui rentre au pays. Leur destin est tout tracé.

Pourquoi ne pas le dire tout de suite, ce roman - malgré son positionnement évident dans la collection Territori – devrait être classé hors catégorie. Il a ce je ne sais quoi et ce presque rien qui s'immisce, cet instant où rien n'est impossible, un éclair, un silence, un signe. Comme le précisait cette lectrice avertie « Tout est dit entre les mots » et à cela on pourrait ajouter qu'il n'est aucunement nécessaire de lire entre les lignes. Car l'auteure projette son souffle, léger, diffus dans le flux continu du temps, incontrôlable, si noir.

Je vous laisse découvrir ces fragments de vies inoubliables et cette bête indomptable qui rode.

Mention : A lire absolument.

« Clouer l'ouest », Première édition 2014 chez Éditions Ecorce, réédité collection Territori, La Manufacture de livres, parution juin 2015, 185 pages.

Séverine Chevalier est née en 1973. Elle vit à Marseille.
Clouer L'Ouest est son deuxième roman, après Recluses paru aux éditions Ecorce.

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Jean (jackisbackagain) 25/01/2016 17:03

Je vais tenter de me le procurer, tu m'as fourgué une envie irrésistible. Merci, l'ami Bob.

Bob 25/01/2016 19:54

Ce sera l'une de tes plus belles lectures de l'année...

Jean (jackisbackagain) 22/01/2016 14:13

Salut l'ami,
Une chronique brève mais qui suffit largement à éveiller mon intérêt. Difficile de lire entre les lignes, il y en a peu...Amitiés.

Bob 23/01/2016 09:25

Bonjour Jean,
Il est inutile d'argumenter pour ce récit qui, en 180 pages, est l'expression de tout ce que l'on attend d'un roman. Éblouissant et probablement l'un des meilleurs romans noirs que j'ai lu depuis pas mal de temps. Amitiés.