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QUEBEC NOIR

Publié le par Bob

QUEBEC NOIR

Introduction : Penny « Boudu, ils font pas dans la demi-mesure nos amis québécois ! »

Montréal. Un clodo, mêlé à l'enlèvement de Pierre Laporte, est retrouvé écrabouillé au pied d'un immeuble avec les papiers des deux victimes assassinées un peu plus tôt. Ca renifle l'affaire d'état, le passé va ressurgir alors que le sergent-détective Lessard et sa collaboratrice se lance à la poursuite du (ou des) coupable(s). Vont avoir du taf puisque la morgue ne désemplit pas avec les pelletées de refroidis qui s'annoncent.

Les lecteurs qui suivent les enquêtes de Lessard et Taillon, les personnages principaux des deux premiers opus, vont pouvoir s'en donner à cœur joie avec « Je me souviens ». Dans ce thriller, l'auteur concentre son action et son sujet sur la province de Québec - le titre choisi en est la devise. Ce sont donc 650 pages qui rassemblent bon gré mal gré tous les codes d'un page-turner qui vise une exploitation cinématographique - Extrait de sa bio : « En parallèle à ses activités de romancier, Martin scénarise un projet de série originale pour la télé, un film tiré de son roman La chorale du diable pour le cinéma québécois et un film tiré de Sous la surface pour le cinéma américain. » Il s'avère que j'ai lu « Sous la surface », ma chronique se terminait ainsi « Ce roman s’adresse à un large panel de lecteurs. Autant te dire que la griffe de l’auteur se caractérise plus par la construction de l’intrigue que dans l’écriture et son style. » Les deux policiers n'étaient pas au scénario et l'auteur s'intéressait déjà aux arcanes du pouvoir que nous retrouvons dans « Je me souviens ». C'est une enquête aux multiples rebondissements, aux multiples personnages, aux multiples zigouillages, aux multiples pistes. Tu vois, on ne s'ennuie pas. Parfois même on s'y perd un peu, avec tous ces multiples. Et puis, je le rappelle pour ceux qui sont au fond de la classe près du radiateur, nous sommes chez les Tabarnac donc ça cause beaucoup Tabarnac avec des expressions Tabarnac que l'on trouve rigolotes mais que l'on ne comprend pas toujours. Bref, on est dans l'ambiance et pour cela on peut faire confiance à l'auteur, y'a du grabuge. De « l'instrument de torture sorti tout droit du Moyen Âge » (cité dans la quatrième) à l'assassinat de J.F.K., des différents flash-back à la vie privée et tourmentée des deux enquêteurs, du lavage de cerveau programmé par le CIA au FLQ (Front de Libération du Québec) nous avançons. Le suspense est au rendez-vous, l'intrigue est très épaisse. On picore ci ou là quelques informations sur l'Histoire de cette province que nous aimons tant sans la connaître vraiment. L'auteur a compulsé. Ce que nous retenons n'est pas forcément essentiel mais c'est déjà ça.

Dire que je ne supporte plus les pavés pourrait m'attirer les foudres de tous les soixante-huitards de passage – vous êtes les bienvenus ! Aussi, je préciserai que je préfère la concision et que ce n'est pas le cas avec ce thriller, comme tant d'autres. Je ne me l'explique pas. Je ne me suis pas vraiment ennuyé mais, et cela est peut-être dû à mon âge certain, je me suis un perdu dans cette construction qui fut plutôt ressenti comme un amoncellement avec une finition tape-à-l’œil. Cependant Victor et Jacinthe sont des personnages que l'on pourrait avoir envie de retrouver... mais de grâce pas dans un tel marathon noir.

Mention : Voilà, voilà, voilà...

« JE ME SOUVIENS » Kennes Editions – Octobre 2015 - 648 pages.

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