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TOHU-BOHU DANS LE BAHUT

Publié le par Bob

TOHU-BOHU DANS LE BAHUT

Introduction : « Bob, j'ai trouvé un titre pour ta chronique ! Le Moldave est taiseux pas thésard. »

D'une simple affaire de faux papiers, Thomas Fiera se retrouve dans un drôle de merdier avec un gorille armé jusqu'aux dents (pas de sagesse) qui compte bien lui exploser la façade. Fallait pas qu'il joue à touche-pipi avec cette jeunette attendrissante qui est venue le soudoyer. Comme il est partageur le Fiera, il s'entoure de son équipe pas très chic mais de choc.

Comme je le précisais à Penny, mon assistante et néanmoins amie, on ne badine pas avec les humeurs du détective. Un truc à savoir d'entrée, c'est qu'il est porté sur la castagne et... sur la chose, y'a pas photo, c'est son truc à ce machin-là la chose. Pas farouche le gazier. Sûr que cette étudiante qui s'amène en roucoulant, ça lui travaille le cerveau reptilien et donc l'asticot. Faut dire qu'il vient de se taper les élucubrations de cet éminent linguiste complètement dingo qui lui demande de bosser sur un trafic de faux diplômes. Voici comment mettre ses panards sur un nid de vipères moldaves. Le trafic présumé n'est pas celui qu'on croit. Y'a du M16 qui va cracher ses pruneaux.

De l'auteur, j'avais fort apprécié sa novela « Harcèlement » (ebook) avec une chronique sobrement intitulée « Miction impossible » . Désormais, il est chez les Editions du 38. Jean-Baptiste Ferrero a du caractère, son détective aussi. Thomas Fiera a plusieurs enquêtes à son actif. Faudra aller voir ça les aminches. Non ce n'est pas un glandeur, il est plutôt pas trop con puisque lettré – on peut pas être parfait - mais c'est surtout un défenseur de la veuve et de l'orpheline, des insoumis, des mal-traités, et suis pas sur mais je mets quand même ma main au feu, des « qui ont fort à faire avec les puissants, trouducs, RH, salopards, mafieux,etc ». Et cætera. Donc, ses affaires, elle peuvent jamais se terminer sans quelques bourrades dignes des monstrueux All Blacks (putain les français qu'est-ce qu'ils vont prendre cher, c'est ce soir !), des pétarades aussi bruyantes qu'un festival de feu d'artifice et des seaux d'hémoglobine qu'on pourrait faire des kilomètres de boudin si c'était du cochon. A cela il faut ajouter les chatouilleuses vannes qui ont fait la fortune des marchands de couches et des phrases comme celle-ci « Et voici Marc Bougrain, enchaîna Dubreuil en me présentant un mec plutôt craignos qui semblait avoir dormi dans une bétonnière.[...] Sa poignée de main avait la consistance du foie de veau et quand il me salua, j'eus le bonheur d'apprécier son haleine médiévale. » Oui, on se poile ! cent pages, tu entends, cent pages qui défilent avec plein d'action, des bons mots et des rires. Une intrigue pas si mince avec des personnages haut en couleur – en douleur aussi. C'est super sympa, ça peut se lire dans les cagoinces, en Floride dans le bar de Serge, sur le toit du Monde ou dans le métro. T'as vu, je le vends bien.. ! Non, ah bon ? Pas les cagoinces, ça le fait pas. Trop tard. Sinon, pour être plus sérieux, je le recommande au formidable lecteur très cultivé – qui sait fort bien que Socrate n'est pas un joueur de foot brésilien - et plein d'humour, j'ai nommé, toi.

Mention : Pour les qui ne connaissent rien à l'univers du ballon rond, Sócrates Brasileiro Sampaio de Souza Vieira de Oliveira, plus connu comme Sócrates était un milieu de terrain de l'équipe nationale brésilienne.

« Antithèse », Les Editions du 38 ; 112 pages. Disponible en numérique.

Jean-Baptiste Ferrero est diplômé de philosophie et de communication à la Sorbonne. en plus d'être auteur de polars, Il est désormais directeur de la communication d'une grande entreprise. Antithèse est son premier roman aux nouvelles Éditions du 38.

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