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L'INDIC N°22

Publié le par Bob

L'INDIC N°22

L'Indic numéro 22 met en avant le « Crime à la campagne ». On trouve donc dans la rubrique [ENQUETE] un dossier (de 17 pages) particulièrement fourni qui tente de décrypter cette notion de Terroir Noir. Le crime à la campagne ? Mais pourquoi faire ? La ville est forcément un cadre beaucoup plus obscur et potentiellement agressif. Des gares, des parkings souterrains, des rues aux ombres incertaines, des cités déglinguées, des tours infernales, un environnement cosmopolite. Que nenni ! Ca flingue pas mal aussi dans les bois noirs, les métairies ou les « Bar du commerce » - sièges du club de pétanque ou du club de foot de première série départementale. Le sang y est couleur coquelicot. Au détour des chroniques apparaissent les Burke, Harrison, Thompson ou Crews, Whitmer et Landsdale pour les US et Bouysse, Jaouen, DOA ou Dessaint, Collette et Varenne du côté des frenchies puis Doyle, Rash et quelques incursions dans le cinoche. En préambule ce sont trois éditeurs, A. Masson, O. Gallmeister et C. Herry, qui sont interrogés sur le nature writing qui semble renaître alors qu’on ne le croyait pas forcément disparu.

Ensuite, nous faisons un crochet nommé « désir » avec China Blue pour bifurquer sur un coup de tonnerre avec le « Le Canardeur » de Cimino avant de découvrir Francis Valéry (pas François, hein !) et terminer avec l’auteure Helen Zahavi. Vous ne manquerez pas de lire les nombreuses critiques de polar dans « Verdict » puis la chaude actualité, la « comparution immédiate » sur certains romans, la « bande originale » du DJ et les photos des Pictos. C’est une balade autour de « Le chemin s’arrêtera là » de Pascal Dessaint qui clôt ce numéro.

Pour en savoir plus : Fondu au Noir.

Je tiens à faire remarquer qu’elle est suggestive la belle photo de couverture de Cyril Herry. Ah, ces éditeurs de choses littéraires avec beaucoup de nature dedans, ils ont le vent en poupe ! Tu sais, ces messieurs qui ne sortent de leurs bois qu'avec des piles de romans aux couvertures moussues, je n'ai pas dit « moisies », non j'ai dit moussues. Donc, ils sortent du bois et ils ont plein plein de bouquins dans leur panier en osier (comme Jeanne) qu'ils proposent aux lecteurs mais sans la mousse dessus parce que parfois il y a des girolles dedans et les girolles ils aiment ça, parfois en omelette, aussi. Donc, ils les passent un par un avant de les envoyer et je te dis pas comment ils se régalent avec leur cueillette. Mais revenons à nos moutons. Non, je n'ai pas dit qu'ils font dans l'élevage ovin, quoique va savoir. Sinon leur truc à eux dans les pays développés ils appellent ça le Nature Writing, ça a de la gueule dit comme ça. Chez nous c’est le Polar rural ou le Terroir Noir ou ce que vous voulez si vous trouvez mieux, et c’est plutôt réjouissant de se dire que chez les pèque… euh, chez les ruraux y’a aussi du rififi. La mort (pas l’amor) est dans le pré, quoi !

Ouf, voilà, j'en ai terminé avec la contrainte qui m’a été suggérée par mon amie Penny qui était « Dans la peau d’un éditeur de la collection Territori ». Aussi, j’adresse mes sincères excuses à Cyril Herry qui devra porter plainte auprès de Penny Laine, sans adresse, sans portable mais surtout en possession de cet humour britain qui ne fait rire qu’elle et ses concitoyens.

Tiens, j'ai fait mon Cyril !

L'INDIC N°22

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