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LA OU Y'A DES GENES Y'A PAS TOUJOURS D'PLAISIR

Publié le par Bob

LA OU Y'A DES GENES Y'A PAS TOUJOURS D'PLAISIR

« Je lorgne un peu du côté de la science-fiction. Je vous conseille notamment Spin de Robert Charles Wilson » (Salon Polar’Encontre (Lot et Garonne - 2012). Marin Ledun, de prime abord, n’est pas un garçon à s’éparpiller outre mesure. Après « Les visages écrasés » qui lui a valu la reconnaissance du public et de la critique, il aborde cependant un autre domaine tout en maintenant le Cap au Polar.

Ça fait un grand boum. Il ne reste que des ruines fumantes de ce petit village d’Ardèche et ... quatre-vingt-sept cadavres. Les premières autopsies révèlent des transformations génétiques. Une société fantôme propriétaire du village, des victimes sans identité, le commandant Auger va avoir du taf. Mais une femme a réussi à s’enfuir des décombres. Laure Dahan veut récupérer sa fille et va parcourir une partie de l’Europe sans s’embarrasser de demi-mesure. Auger est sur ses talons.

Marin Ledun signe un excellent roman d’anticipation entre polar et science-fiction qui lorgne vers les nouvelles technologies. Le bidouillage génétique, l’homme retouché traficoté, les nanosciences, nanotechnologies, nanomachins et nanotrucs, le tripatouillage moléculaire sont au cœur de cette histoire. Tu as bien compris qu’il y a peut-être pas mal de fric à se faire pour des Docteur Maboul, des apprentis sorciers planqués dans un labo clandestin installé dans un trou perdu. L’auteur aborde évidemment l’aspect social et humain - rappelons qu’il est chercheur dans ce domaine. En suivant la course effrénée et meurtrière de Laure Dahan et celle du commandant tu vas cracher tes poumons, reprendre ton souffle et leur filer le train jusqu’au drapeau à damier. Et tu vas être scotché. Tourneboulé aussi par les états d’âme de Vincent Auger qui en chie grave avec son épouse et avec les révélations de Laure.

Le style étant précis avec des dialogues réalistes, je me suis surpris à considérer tous ces évènements comme s’ils étaient tangibles et je dois t’avouer que les images de Tchernobyl ont parcouru mon esprit. « Cela n’arrivera jamais. », qu’ils disaient.

Je n’ai appris qu’après sa lecture que « Dans le ventre des mères » était la suite de « Marketing viral » (qu’il me reste à découvrir).

Note : 3,5/5

Mention : Marin Ledun ne fait pas dans le rentre-dedans et pourtant il m’a secoué comme un cocotier dans un cyclone subtropical.

« Dans le ventre des mères » Éditions Ombres Noires, 2012, 463 pages

Marin Ledun est né en 1975 à Aubenas (Ardèche) et vit dans les Landes. Romancier et essayiste, il a déjà publié sept romans noirs, dont Les visages écrasés (Trophée 813 du Meilleur roman francophone 2011, Grand prix 2012 du Festival International du film policier de Beaune), La guerre des vanités (Prix Mystère de la critique 2011), et des romans pour la jeunesse dont Luz paru en 2012. L’homme qui a vu l’homme vient de paraître. Il écrit également des pièces radiophoniques pour France Culture. Chercheur en Sciences humaines et Sociales, il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur les nouvelles technologies et la sociologie du travail.

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Val 13/03/2014 16:50

Alors moi, j'ai commencé par Marketing Viral et je dois attaquer Dans le ventre des mères.
Bonne lecture de Marketing !

Bob 13/03/2014 18:54

Je fais tout dans le désordre... Marin évoque le marketing viral mais ne cite pas son livre (pas d’auto-promo). Régale-toi Val ! Et merci pour la visite...