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KHAGNE ET CAGNE

Publié le par Bob

KHAGNE ET CAGNE

« Hop, hop, hop, je te le dis tout de suite, ici, dans le Sud-ouest, c’est magret et foie gras. Les frites, chez nous, frissonnent dans la graisse de canard, tu vois. Et si tu veux entrer dans « Le Cercle » avec moi faudra montrer patte blanche et... ointe. Compris ? »

Ceci n’est pas un message publicitaire.

Le commandant Servaz est amené à enquêter à Marsac (exotisme garanti) sur une scène de crime sordide. Le suspect n’est autre que le fils de son ancien béguin qui va le contacter. Un indice va lui filer un pet sur la cabeza. Le tueur en série (présent dans le premier roman de l'auteur « Glacé ») is back. Servaz, ancien pensionnaire de l’université, va être vachement turlupiné car non seulement sa fille y suit ses études mais son passé se rapplique et ça cogite dur dans ses méninges. Et que foutent ces étudiants la nuit dans la forêt ?

Servaz, hein, Servaz, il a le melon comme une cougourde. Ça enfle et ça va péter. On ne trifouille pas dans le passé qu’il soit simple ou composé sans que cela ne crée des fêlures. Il est mélancolique le bougre. Cette glorieuse khâgne qu’il a fréquentée lui file désormais la cagne (ndlr : jeu de mots). Il traine son boulet malgré tout. Sa fille est peut-être en danger. La liste des présumés suspects est longue.

C’est touffu et bien touffu. Une ancienne collègue gendarme et hackeuse, un serial killer qui erre, un Cercle des poètes pas (encore) disparus, une ex-copine pas très claire, Claire professeur assassinée, un sénateur pas très clair non plus, un étudiant possédé, une nana enfermée, un suspect suspect, la fille du commandant qui déconne. Ce thriller diabolique (j’en ai déjà les poils des pieds qui se hérissent. Ben oui, j’ai des poils aux pieds...), fermement piloté par son auteur, va te brinquebaler jusqu’à son terme avec une succession de chapitres liés à certains personnages. Chacun apporte une pièce du puzzle. Minier déstabilise pour mieux taper dans le casse-tête, les portes s’ouvrent et, pas vu pas pris, y’a dégun. Ouais, tu connais, t’as déjà des pistes, t’es au top dans le binz thriller. Tant mieux pour toi ! Tu vas t’éclater !

Au bout du bout, je ne me suis pas ennuyé. Mais le commandant ne m’a pas vraiment convaincu, je n’ai fait qu’assister sans compassion à ses nombreux tourments. Peut-être n’est-ce pas ma tasse de thé ? Je suis plutôt café serré.

Note : 2/5

Mention : J’ai toujours été nul en puzzle. Ça me fout en boule et je finis par tout balancer. Mais je joue quand même...

« Le Cercle » XO Editions 2012 559 pages

Bernard Minier est né à Béziers et a grandi dans le Sud-ouest. Après Glacé, prix du meilleur roman francophone du festival Polar 2011 de Cognac, N’éteins pas la lumière est son troisième roman.

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b 24/04/2014 20:14

Hello, ok bien noté. Le 559 pages est déterminant en ce qui me concerne. bye. Blvd

Bob 24/04/2014 22:05

Salut, je dois préciser que j'ai surfé, juste avant cette lecture, sur des polars Tip-Top. Ça tient la route mais ça sent trop la cambuse "Pur Thriller" à mon goût.